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FORMATION
En 1964 et 1965, Dany Tayarda suit les cours de Raymonde Reynard et de Jacques Sarthou dans les Conservatoires municipaux d’art dramatique de Colombes (Hauts-de-Seine) et de Corbeil-Essonnes (Essone). Elle y reçoit les premiers prix.

CRÉATIONS
- 1965 - Interprète Lisette, dans L’Amour Médecin de Molière, mis en scène par Jean-Jacques Daubin, à Kassel (Allemagne Fédérale)
- 1966 - Interprète Cléone dans Andromaque, de Racine, au Théâtre Firmin Gémier (Antony), mise en scène par Jacques Sarthou
- Interprète six pièces en un acte de Jean-Louis Sarthou à la MJC de Paris-Charonne, mises en scène par Pierre Lose
- Interprète La Foire aux farces, mise en scène par Jacques Sarthou, au Théâtre Ambulant de l’Île-de-France
- 1967 - Interprète Feu la Blanche et Prise de vues, texte et mise en scène de Jean-Louis Sarthou. Produites par Le Soleil interdit, compagnie théâtrale qu’ils ont fondée tous deux, ces deux pièces sont données à Avignon (Bar du Centre) pendant tout le mois du Festival, instituant ainsi le «Off». Elles tournent ensuite en France, à l’invitation de la clinique psychiatrique de La Borde, et sont publiées dans Paris-Théâtre (N°254). Feu la Blanche est retransmise par France-Culture.

- 1968 - En avril, interprète Le Boulevard du surréalisme, de Maurice Lemaître, et Le Coeur à gaz, de Tristan Tzara, au café-théâtre Le Colbert (Paris) mis en scène par Jean-Louis Sarthou. «Une remarquable interprétation de trois comédiens pleins de fougue et d’esprit.» (Jacques Lemarchand - Le Figaro Littéraire)
- En mai, conçoit et interprète, avec Edouard Berreur et Jean-Louis Sarthou, un montage de poèmes d’avant-garde du vingtième siècle donné au Théâtre-Poème de Bruxelles.
- Fin 1968, elle crée avec Edouard Berreur et Jean-Louis Sarthou, le Centre Artistique de Recherches et de Réalisations Novatrices (C.A.R.R.N.). Ce laboratoire artistique polyvalent aménage le Studio d’Ivry, théâtre dans lequel seront présentées leurs créations de 1973 à 1976.


Le Studio d’Ivry, pendant et après travaux
- 1969 - Interprète L’Ascension du phénix M.B., de Maurice Lemaître, dans le cadre de la Biennale de Paris au Centre culturel américain, pièce lettriste mise en scène par Jean-Louis Sarthou dans une scénographie d’Edouard Berreur. «C’est la première expérience de théâtre total, où le noeud anecdotique traditionnel est rompu, où tous les éléments retrouvent leur liberté, simultanément. Ce spectacle ouvre des horizons nouveaux, des définitions nouvelles de l’art théâtral, et peut marquer une date importante dans l’évolution de notre théâtre contemporain.» (Maurice Achard - Combat)
- Interprète Perspective Poésie Siècle XX°, montage de Jean-Louis Sarthou produit par le Théâtre de l’Île-de-France. Créé au Théâtre Firmin Gémier, le spectacle tourne dans des établissements scolaires secondaires. « …la pureté du tragique surhumain de Dany Tayarda dans Cris pour 5 millions de Juifs égorgés, d’Isidore Isou. Cette virtuose du théâtre expérimental que nous suivons particulièrement dans les spectacles de Jean-Louis Sarthou déploie ici un éventail de dons d’une acuité rare.» (Maurice Mercier - Paris-Théâtre)
- 1970 - Interprète Promenade à travers le moyen-âge français, au Théâtre Firmin Gémier (Antony), montage conçu et mis en scène par Jacques Sarthou
- Interprète un spectacle Rutebeuf (incluant Le Miracle de Théophile, dans une adaptation de Jean-Louis Sarthou) , mis en scène par Jacques Sarthou, pour l’inauguration du Théâtre Rutebeuf de Clichy-la-Garenne
- 1972 - Conçoit et interprète avec Jean-Louis Sarthou Victor Hugo, actualité d’un combat, spectacle d’animation produit par le Théâtre de l’Ouest Parisien. Avec des éléments de décor d’Edouard Berreur, il tourne dans des lycées.
- Interprète Beau comme la rencontre fortuite, spectacle sur les avant-gardes du vingtième siècle monté par Jean-Louis Sarthou dans un décor d’Edouard Berreur, produit par le C.A.R.R.N. Il est joué toute la saison dans des collèges et lycées de la région parisienne.
- 1973 - Écrit avec Edouard Berreur et Jean-Louis Sarthou Le Système du Père Noé, pièce lettriste produite par le C.A.R.R.N. qu’elle interprète pour l’inauguration du Studio d’Ivry.
- Crée la Compagnie Dany Tayarda - Jean-Louis Sarthou, qui produira pendant douze ans l’ensemble des créations de ses deux co-animateurs, mais aussi des spectacles montés par certains de ses membres.
- Elle interprète le rôle d’Alice dans Les Éclats du miroir, une pièce écrite et mise en scène par Jean-Louis Sarthou d’après Lewis Carroll. Jouée au Studio d’Ivry, elle tourne toute la saison dans une version allégée au sein de lycées et collèges en Île-de-France.
- 1974 - Interprète de multiples personnages dans La Fable de Libre-gueule, écrit et mis en scène par Jean-Louis Sarthou d’après Jonathan Swift. Ce spectacle est créé à la Maison de la Culture de Chambéry, puis repris au Studio d’Ivry et en tournée jusqu’à l’été suivant dans une version allégée au sein de lycées et collèges. «Une étrange petite personne aux nattes folles et aux yeux fureteurs nommée Dany Tayarda. Une poudrière. La terre tremble sous les pas menus de cette exubérante personne, dont nous avons fois surpris les traits enflammés en observant les femmes de Hogarth, un éclat de rire d’une traîtrise, d’une insolence qui s’effiloche avec les caprices du vent, avec la seconde qui passe, et fait dériver la pompeuse Angleterre sous la dérisoire jubilation du cri des mouettes.» (Patrick de Rosbo - Le Quotidien de Paris)

- 1975 - Interprète la fée Viviane et la reine Guenièvre dans Lancelot, un itinéraire, et Marie de Champagne dans Grandeur et échec du royaume d’Artus, deux adaptation des romans de la Table Ronde écrites et mises en scène par Jean-Louis Sarthou. Le premier de ces spectacles est donné dans des établissements scolaires, tandis que le second est joué au Studio d’Ivry. «Dany Tayarda est une agressive et voluptueuse comtesse de Champagne, que son héraldique fierté apparente parfois aux dames de la tapisserie de Bayeux.» (Le Quotidien de Paris)
- 1976 à 1978 - Interprète les quatre rôles féminins de Martin Eden, adaptation du roman de Jack London écrite et mise en scène par Jean-Louis Sarthou. Créé au Studio d’Ivry, le spectacle rencontre un succès qui lui vaut d’être joué sans discontinuer pendant deux ans de tournée. «L’un des spectacles les plus originaux et les plus jolis qu’on puisse voir actuellement.» (Claude-Marie Trémois - Télérama) «Chaque détail de la mise en scène est une merveille d’invention. Les trois comédiens restituent à la perfection cette évocation biographique, un très beau travail qu’il faut aller applaudir au plus vite.» (Mireille Lespinasse - France-Soir)
- 1977 - Interprète une adaptation de La Mère, de Gorki, écrite et mise en scène par Jean-Louis Sarthou, qui tourne en milieu scolaire.
- 1978 à 1980 - Interprète une adaptation des Mystères de Marseille, d’Émile Zola, écrite et mise en scène par Jean-Louis Sarthou. Créée à la Maison des Amandiers (Paris), la pièce tourne dans des établissements scolaires en version réduite, puis pendant un mois l’été 1980 dans une dizaine de villes du Liban. «Une critique très enlevée de la société où les comédiens sont tout à fait remarquables (...) Un chassé-croisé de rôles qui frôle le carambolage et par là détourne pour mieux le démonter le moment d’intensité dramatique (...) Grâce à l’utilisation parodique du roman-feuilleton, et à la scénographie du montage et du mixage mise en place par Sarthou, les Mystères de Marseille n’ont plus de secret pour nous.» (Samir Kassir - L’Orient-Le Jour)


- 1980 à 1983 - Interprète deux adaptations de romans de Flaubert écrites et mises en scène par Jean-Louis Sarthou: Boubou et Pécuche en Basse-Normandie (rôle de la domestique normande) et Morte à Yonville, Seine-Inférieure (rôle d’Emma Bovary). La première est créée au Théâtre Marie Stuart (Paris) puis tourne dans nombre de structures d’action culturelle (Théâtre de la Parcheminerie de Rennes, Centre d’Action Culturelle de Mâcon...) et dans des lycées. Elle est jouée à Dakar et à Abidjan, puis enfin reprise, dans une scénographie d’Yves Charnay, au Théâtre à Orly. La seconde est créée à la Fondation Deutsch de la Meurthe (Paris) puis reprise à la Maison des Arts de Créteil. «La victime des gros bonnets de Yonville, sous les traits de Dany Tayarda, ne s’apparente plus guère à la silhouette romantique de nos lectures passées. Comme elle nous surprend aujourd’hui, la provinciale rondelette qui trépigne de rage, qui frappe du pied contre un village obtus qui lui résiste! L’oiseau s’écorche le bec sur les barreaux de sa cage...» (Le Quotidien de Paris) «Voici qu’Emma Bovary ressuscite, sous le regard pénétrant de Jean-Louis Sarthou, avec une justesse de vue qui n’exclut ni la dérision ni le tragique. Dany Tayarda - la prisonnière de Yonville - tour à tour impatiente, sensuelle, solitaire, affolée, nous oblige à croire en son personnage. Un spectacle attachant et cruel.» (L’Économie) «On rit, comme il se doit, à la délirante dénonciation de l’insondable bêtise de Boubou et Pécuche, alias Bouvard et Pécuchet. Dévastateur, impitoyable, et émouvant spectacle. Comédiens et metteur en scène donnent au roman une seconde jeunesse.» (Télérama)
- De 1983 à 1985, la commune du célèbre aéroport d’Orly accueille la Compagnie Dany Tayarda - Jean-Louis Sarthou.
- En 1983, le Théâtre à Orly ainsi créé présente Le Voyage à Paimpol, adaptation théâtrale, écrite et mise en scène par Jean-Louis Sarthou, du roman de Dorothée Letessier. Dany Tayarda y joue le rôle d’une des camarades ouvrières de Maryvonne. Le spectacle tourne particulièrement dans l’ouest de la France (Coproduction du Centre d’Action Culturelle de Saint-Brieuc)
- 1984 - Dany Tayarda interprète le rôle de Madame Martin, dans Le Prix Martin, d’Eugène Labiche, mis en scène par Jean-Louis Sarthou au Théâtre à Orly, dans une scénographie d’Yves Charnay.
- 1986 - Interprète le rôle de Prosper, dans Le Perroquet vert, d’Arthur Schnitzler, mis en scène par Sarah Vajda au Festival du Marais (Hôtel de Beauvais).
PROFESSEUR D’ART DRAMATIQUE ET ANIMATRICE D’ATELIERS-THÉÂTRE
De 1973 à 1982, Dany Tayarda professe au Conservatoire municipal d’art dramatique d’Antony (Hauts-de-Seine). Ses cours prennent la forme d’ateliers-théâtre à partir de 1979. Dans ce cadre elle présente au public, interprétés par ses élèves:
- En 1979 Le Coeur à gaz de Tristan Tzara
- En 1980 L’Atelier de Jean-Claude Grumberg
- En 1981 Les Sorcières de Salem d’Arthur Miller
- En 1982 J’ai confiance en la justice de mon pays d’Alain Scoff
Séance de travail au milieu des élèves
Elle transfère ensuite ses ateliers à Orly, où sont présentés:
- En 1983 Tell-el-Zaatar s’est tu à la tombée du soir, de Noureddine Aba
- En 1984 Ca s’est passé dans mon quartier, écriture collective
- En 1984 furent menées des recherches sur l’histoire du théâtre forain dans le département.